Avec une enveloppe historique en hausse de 14 %, l’administration publique et les acteurs économiques s’activent pour transformer cette loi de finances en actions concrètes, au service du développement et des priorités sociales du pays.
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, la loi de finances de l’État est officiellement exécutoire. Adopté par le Parlement et promulgué par le président Paul Biya, le budget pour l’exercice s’élève à 8 816,4 milliards de F, enregistrant une augmentation historique de 1 080,5 milliards de F, soit 14 % de plus qu’en 2025, initialement fixé à 7 335,7 milliards et révisé à 7 735,9 milliards en juillet dernier. Cette progression traduit la volonté de l’État de renforcer ses investissements publics et de soutenir la relance économique tout en consolidant les finances publiques.
Désormais, ce document ne se limite plus à une projection théorique : il devient un instrument d’action concrète, mobilisant l’ensemble des acteurs de la chaîne budgétaire. Ordonnateurs, maîtres d’ouvrage et maîtres d’ouvrage délégués, contrôleurs financiers, comptables publics et opérateurs économiques sont désormais appelés à mettre en œuvre les projets prévus, dans le respect des règles de transparence et de responsabilité financière.
Pour assurer l’exécution efficace du budget, le Ministère des Finances (Minfi) a mis en place des mécanismes précis, tant au niveau central que déconcentré. Les systèmes d’information budgétaire et comptable sont activés et mis à jour pour intégrer les plafonds de crédits 2026, les interfaces de transmission des ordres de dépenses et d’encaissement des recettes, ainsi que les outils de suivi et de production de rapports techniques. Les administrations clés — Direction générale du Budget, Direction générale du Trésor et de la Coopération financière et monétaire, Directions générales des Impôts et des Douanes — jouent un rôle central dans ce processus. Ces dispositifs permettent de débloquer les crédits, d’autoriser les paiements et engagements, de collecter les recettes prévues, et de suivre la performance budgétaire de l’État en temps réel.
Au-delà de la dimension technique, le budget 2026 reflète également les priorités économiques et sociales de l’État. Des investissements sont prévus pour le développement des infrastructures, la modernisation des services publics, le soutien aux secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’énergie et l’éducation, ainsi que pour le renforcement de la sécurité et des politiques sociales. Dans ce cadre, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, procédera dans les prochains jours au lancement officiel du budget dans l’une des dix régions du pays. Cette cérémonie permettra de présenter les grandes orientations, les nouveautés fiscales et douanières, et de rappeler les exigences en matière de bonne gouvernance et de responsabilité de gestion, offrant aux acteurs économiques et aux citoyens une meilleure visibilité sur les priorités de l’État pour l’année 2026.
