Pour la première fois en 20 ans, le Cameroun se prépare à un recensement combiné population-habitat et agriculture-élevage, une étape clé pour planifier son développement et sécuriser ses données.
Le Cameroun s’apprête à vivre un double rendez-vous électoral majeur. À l’approche des législatives et municipales, la coordination entre Elections Cameroon (Elecam) et le Système des Nations unies s’affirme comme un levier essentiel pour garantir transparence et confiance dans le processus électoral. Le 4 mars à Yaoundé, les responsables des deux institutions ont dressé un bilan positif du partenariat engagé depuis 2025, marqué par des réalisations significatives malgré quelques défis persistants.
Sur les visages, la satisfaction ; dans les propos, l’optimisme. Enow Abrams Egbe, président du Conseil électoral d’Elecam, et Issa Sanogo, coordonnateur résident du Système des Nations unies, ont salué les résultats obtenus après dix mois de mise en œuvre conjointe. L’année dernière, ce partenariat avait accompagné la présidentielle et les régionales. Aujourd’hui, l’heure est au bilan : « Les Nations unies et Elecam ont renforcé les efforts pour favoriser un environnement électoral pacifique, consolider les capacités institutionnelles et promouvoir l’inclusion ainsi que l’engagement civique. Ces avancées témoignent de notre engagement commun pour des élections crédibles, pacifiques et inclusives », a déclaré Issa Sanogo.
Ces propos ont été tenus lors de la deuxième réunion du Comité de pilotage du projet d’assistance technique des Nations unies pour le cycle électoral 2025-2027. Une rencontre alliant recevabilité et réflexion stratégique, permettant de tirer les leçons des scrutins précédents et d’anticiper les défis à relever en 2026. Car les législatives et municipales à venir exigent des capacités logistiques, financières et organisationnelles renforcées.
« Ces deux consultations nécessitent une planification minutieuse, une mobilisation optimale des ressources, une coordination accrue entre toutes les parties prenantes et un renforcement continu des compétences des acteurs électoraux. Le soutien technique apporté dans ce cadre n’est pas seulement opportun, il est indispensable », explique Enow Abrams Egbe.
Selon lui, la conduite simultanée de ces scrutins implique une organisation intégrée des opérations électorales, une mise à jour exhaustive et fiable du fichier électoral, la formation approfondie du personnel, une gestion optimisée des ressources matérielles et financières, ainsi qu’une communication claire et efficace auprès des citoyens et acteurs politiques.
Pour Elecam, l’objectif reste identique à celui de l’année dernière : organiser des élections crédibles, transparentes, inclusives et apaisées, conformément aux lois de la République et aux standards internationaux en matière de gouvernance électorale. Réussir ce pari contribuera à consolider la confiance des citoyens dans le processus électoral et à renforcer la stabilité institutionnelle et démocratique du pays. Le Cameroun, en s’appuyant sur une expérience solide et une coopération internationale soutenue, trace ainsi les sillons de la transparence et de l’engagement civique partagé.
