Le PM Joseph Dion Ngute a salué le pape Léon XIV à son départ et à son arrivée.
Dès son arrivée à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, le 15 avril, le pape Léon XIV a été plongé dans une atmosphère d’une rare intensité.
Tout au long de son passage dans la capitale le 15 avril dernier, la foule s’est mobilisée massivement pour réserver au pape Léon XIV un accueil empreint de joie, de ferveur et d’espérance. Face au pavillon présidentiel, où s’est déroulée l’attente du Souverain pontife, l’ambiance n’a laissé aucune place à l’ennui. Des milliers de personnes, venues très tôt, occupaient l’espace dans une animation permanente. Les sons des balafons répondaient aux fanfares, tandis que les chorales catholiques entonnaient des chants religieux. À ces mélodies s’ajoutaient parfois des rythmes plus festifs, créant une mosaïque sonore dense mais unifiée par une même proclamation : « Bienvenue, Saint-Père ». Malgré la chaleur et les longues heures d’attente, la ferveur ne faiblissait pas.
La foule était diverse et largement représentative du pays. Des habitants de Yaoundé et de Nsimalen côtoyaient des fidèles venus de Mfou, ainsi que de nombreuses localités des régions du Sud et de l’Est. Jeunes, adultes et personnes âgées partageaient le même élan. L’émotion est montée d’un cran lorsque les écrans géants ont diffusé les premières images du pape, fraîchement débarqué de son avion en provenance d’Algérie. Une clameur a alors traversé le rassemblement : « Le voilà ! ».
Lorsque le Saint-Père est apparu physiquement pour rejoindre son véhicule, l’euphorie a atteint son paroxysme. Cris de joie, applaudissements nourris et youyous se sont entremêlés dans une atmosphère survoltée, contenue avec difficulté par les forces de sécurité. Le pape Léon XIV, souriant, a répondu par de larges gestes de bénédiction, établissant un contact immédiat avec la foule.
Le cortège pontifical s’est ensuite élancé vers le centre-ville par l’autoroute. Sur ce tronçon plus dégagé, l’ambiance est devenue plus apaisée mais est restée soutenue. Le long de la route, des groupes de fidèles saluaient le passage du cortège, brandissant des drapeaux et multipliant les gestes de bénédiction.
À Ahala, la ferveur a repris toute son intensité. Une véritable haie humaine s’étendait sur plusieurs centaines de mètres. Les fidèles agitaient des rameaux, des feuilles de palmier et des branches symbolisant la paix. Certains étaient à genoux, d’autres priaient les mains jointes ou les bras levés vers le ciel, visiblement submergés par l’émotion. Le pape Léon XIV, debout dans son véhicule grâce au toit ouvrant, répondait longuement aux salutations avec chaleur et simplicité.
Tout au long de son trajet dans Yaoundé, les marques d’accueil se sont multipliées : banderoles, messages de bienvenue et scènes de liesse aux carrefours, ronds-points et principales artères de la ville. Cette ferveur populaire a accompagné le cortège jusqu’aux abords du Palais de l’Unité, sans jamais faiblir.
Même lors de sa visite ultérieure à l’orphelinat Ngul Zamba en fin de journée, la même ferveur s’est poursuivie, témoignant d’une communion constante entre le Saint-Père et la population. Cette première journée à Yaoundé restera marquée par une effervescence exceptionnelle, remarquée jusqu’au départ du pape Léon XIV le 18 avril dernier.
Kendeck Cyrille
