Le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, a présidé le 2 avril dernier une réunion d’évaluation sécuritaire à cet effet jeudi dernier à Yaoundé.
À quelques jours de la visite apostolique du pape Léon XIV, prévue du 15 au 18 avril 2026, le Cameroun accélère ses préparatifs. Au cœur du dispositif déployé par les pouvoirs publics, la sécurité s’impose comme une priorité absolue. L’événement, qui devrait mobiliser des foules importantes dans plusieurs villes, exige une coordination rigoureuse entre les différentes administrations et forces de défense.
C’est dans cette optique que le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, a réuni, le 2 avril dernier, les principaux responsables sécuritaires du pays. Autour de la table figuraient notamment le ministre de l’Administration territoriale, Atanga Nji Paul, le délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguele, ainsi que de hauts responsables militaires et territoriaux. Cette rencontre à huis clos visait à dresser un état des lieux précis de la situation sécuritaire nationale, huit mois après une première évaluation.
L’enjeu est de taille. La venue du souverain pontife implique non seulement la sécurisation de ses déplacements et de sa suite, mais aussi la gestion de rassemblements de masse dans des espaces ouverts. À cela s’ajoute la nécessaire coordination avec les services de sécurité du Vatican et les partenaires internationaux. Autant de paramètres qui exigent une préparation minutieuse et une vigilance constante.
Les autorités camerounaises entendent ainsi capitaliser sur l’expérience acquise lors de grands événements récents, notamment la Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce tenue à Yaoundé. L’objectif est d’anticiper toute menace potentielle et de garantir le bon déroulement de la visite dans un climat de sérénité.
Cependant, certains foyers de tension continuent de susciter une attention particulière. C’est notamment le cas de la région du Nord-Ouest, confrontée depuis plusieurs années à une crise sécuritaire liée aux groupes séparatistes. Si les opérations menées par les forces de défense ont permis de réduire considérablement leur capacité d’action, des signes de réorganisation ont été observés depuis le début de l’année 2026 dans certaines localités.
L’attaque meurtrière survenue en janvier dans la localité de Guidado, ayant coûté la vie à plusieurs civils, dont des enfants, rappelle que la menace, bien que contenue, n’a pas totalement disparu. Les autorités insistent donc sur la nécessité de maintenir une vigilance accrue, en particulier dans les zones susceptibles d’accueillir le pape ou de connaître une forte affluence.
Au-delà de la visite pontificale, cette réunion stratégique a également permis d’anticiper d’autres échéances majeures, notamment la célébration de la fête de l’Unité. Dans ce cadre, la sécurisation des manifestations et la prévention des risques constituent des priorités essentielles.
Dans ce contexte, le Cameroun se prépare à relever un double défi : accueillir un événement religieux d’envergure internationale tout en démontrant sa capacité à maîtriser son environnement sécuritaire. Une démonstration d’organisation et de résilience, à la hauteur des attentes suscitées par la venue du pape Léon XIV.
La situation sécuritaire nationale a ainsi été évaluée lors de cette réunion présidée le 2 avril 2026 à Yaoundé par le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense.
Albert Mvondo
