Face aux violences et aux appels à l’insurrection, les populations de cette partie du pays réaffirment leur attachement à la paix, à la cohésion sociale et aux institutions du Cameroun.
Le 11 novembre 2025, à Garoua, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a présidé une réunion de sécurité dans les services du gouverneur de la région du Nord. Objectif : transmettre le message de paix et d’apaisement du chef de l’État dans un contexte marqué par des tensions post-électorales. Cette rencontre visait à rassurer les populations sur la protection de leurs biens et de leurs activités et à restaurer la confiance dans les institutions. Lors de cette mission d’évaluation consécutive au scrutin présidentiel du 12 octobre, le ministre a exposé les grandes lignes du discours d’investiture du président du 6 novembre, présenté comme une feuille de route pour les prochaines années. Il a également salué la résilience des populations du Nord, qui ont refusé de céder aux manipulations et ont résisté aux appels à la violence contre la République et les institutions. « Les populations de la région du Nord ont montré qu’on ne peut pas manipuler les Camerounais ; leur patriotisme est louable et mérite reconnaissance », a déclaré Paul Atanga Nji.
Concernant les violences récentes, le ministre a pointé l’implication de bandits de grands chemins, drogués, utilisés pour vandaliser des services publics – sous-préfectures, sièges d’ELECAM – et détruire des biens privés. Il a assuré que les auteurs de ces actes répondraient de leurs crimes devant la justice. Paul Atanga Nji a en outre lancé un appel aux populations pour rejeter les incitations à l’insurrection et les attaques contre l’intégrité et la stabilité du pays. Il a invité les leaders communautaires, religieux et parents à sensibiliser la jeunesse afin qu’elle ne tombe pas sous l’emprise de pyromanes qui les manipulent pour semer le chaos et détruire le patrimoine commun.
Le ministre a insisté sur le respect de l’autorité de l’État et des valeurs républicaines : toute intimidation, stigmatisation ou incitation à la violence fera l’objet de sanctions sévères. « La défiance envers l’État et les valeurs républicaines a un prix et chacun doit en assumer les conséquences », a-t-il averti. Il a également rappelé l’importance de préserver les acquis nationaux : unité, paix, cohésion sociale et vivre-ensemble, piliers de la construction nationale depuis l’indépendance et consolidés par le président Paul Biya depuis son accession à la magistrature suprême.
Au terme de ces incidents, le bilan fait état de près de 140 interpellations, dont des enfants âgés de 12 à 14 ans sous l’effet de Tramadol. De lourds dégâts matériels ont été enregistrés et trois décès ont été recensés dans la région du Nord.
